Je me suis rendu compte qu'avant, à Fréland, je m'en foutais de ma façon de m'habiller; et pourtant, j'avais envie de faire des efforts et d'être jolie. Mais ma principale occupation de la journée était d'aller profiter de la nature, au pas de ma porte. Ce qui m'habillait, c'était le vent, le soleil, la caresse d'un rocher. Mon accoutrement s'effaçait, ne devenait qu'une superposition de tissus anti-froid ou anti-tiques.
Ici, en Moselle, je suis sans cesse à la recherche d'une paire de pompes, de tissus, de fringues. Je suis contente d'en trouver à petits prix et pourtant quand je rentre le soir, je n'ai pas le sentiment de plénitude que m'offrait la nature. Je n'ai pas de sentiment
d'accomplissement.Pourtant, n'est ce pas vital de se sentir entier ?
Je suis venue pour me rapprocher de ma famille et je ne le regrette pas; pourtant, je n'y vais pas aussi souvent que ce que je pensais. Les sorties se font rares, et quand j'y vais l'alcool me rend débile.
Je suis contente de ce qui se passe dans ma vie; chaque étape est un puzzle qui a son sens. Chaque jour m'ouvre les yeux sur tel ou tel détail, et je sais que tout ça m'amènera là où je l'ai toujours souhaité.
Le chemin est - normalement - encore long., j'apprends de mes erreurs et de celles des autres.
Photo : toutes les photos de la petite promenade d'hier (surtout la glace en fait ! Pas de copyright si ça vous plait, prenez) sont chez
"femmeduvent"